TOPONYMIE d'ALQUINES
Le nom viendrait d'un nom d'homme

-1101 : ALEKINA  (cartulaire de Watten)
-1105 : ALEKIN (cartulaire de Sithiense)
-1139 : ALEKINE (cartulaire de Saint-Omer)
-1177 : ALECHINA (cartulaire de Thérouanne)
-1297 : ALEQUINES (charte d'Artois )
-1299 : ALLEKINES (id)
-1366 : ALQUINE (archives du Nord)
-1372 : ALEQUINE (chapitre de SaInt-Bertin)
-1403 : HALQUINE
-1380 : ALLEQUINES (territoires d'Ardres)
-1512 : ALKINES (Tassart, pouillé de Thérouanne)
-1637 : ALQUISNES
-1739 : ALQUINE

(extrait du Dictionnaire topographique du département du Pas-de-Calais, par le comte de Loisne, 1907) 

 QUELQUES DATES


Notre village était attaché aux évêques de Thérouanne, qui y possédaient villa, seigneurie et dîme. 
Au XVIIIe siècle, le bourg d'Alquines est dominé par ses notables laboureurs, marchand drapiers, officiers seigneuriaux. 
Au XIXe siècle, le déclin démographique semble limité et la commune conserve au-delà d'une activité agricole prédominante, une fonction industrielle, le moulin, la brasserie, administrative par la poste et la perception . Pour se rendre au marché, on pouvait prendre le train à la gare du Buisson.
Durant la première guerre mondiale, Alquines perd 39 de ses enfants et compte le plus grand mutilé de France en la personne d'Auguste DELENGAIGNE.



 SIGNIFICATION DE NOTRE BLASON

Écartelé: au 1er d'azur à la mitre d'argent, au 2e de gueules à la tour d'or maçonnée de sable, au 3e de gueules à la gerbe d'or, au 4e d'azur à la jumelle ondée d'argent.

Variante: De gueules à trois tours d’argent. (BB AD)



 LE MOULIN DES MEUNIERS A REPRIS DES COULEURS

       D'après l'enquête de 1790, il y avait "deux moulins à Alquines, l'un à vent, assez utile, en bon état,  appartenant à Nicolas Cocquerelle; l'autre à eau, très utile, mais tombant en ruines, faute de réparations, appartenant  aux évêchés de Boulogne et Saint Omer".

         Les ailes du moulin à vent, au hameau du Buisson cessèrent de tourner au milieu du 19 ème siècle, comme celles du moulin de Maître Cornille.

        Le moulin à eau, au hameau de Harlay (nommé Warlet plus tard et Warlez de nos jours) fut repris vers 1800 pars Jacques François CUCHEVAL, époux de Marie Louise EVRARD.

        Le corps du bâtiment subsistant remonte vraisemblablement à cette époque.  Le BIEF * fut réaménagé à  la même époque.

        Et le moulin reprit du service jusqu'aux  environs de 1960 où il fut arrêté définitivement.

         De 1800 à 1921, trois générations de meuniers de la même famille s'y succédèrent. Le moulin fut vendu avec son patrimoine en 1921. Il fut modernisé par son acquéreur--- la force motrice hydraulique étant progressivement remplacée par des moteurs à explosion. 

Le moulin termina sa vie vers 1960.

         Les successeurs de Jacques François Cucheval firent ériger le calvaire en 1889 en mémoire de leurs parents dont les noms sont gravés dans la pierre au pied de la croix. Cette croix et le christ réalisés en fonte sont d'une grande qualité qui leur permet de survivre au temps qui passe, moyennant un entretien périodique par décennie. C'est  le traitement  qui vient d’être appliqué (élagage des tilleuls peinture du calvaire et des inscriptions sur le  socle).

          Ce calvaire "des meuniers" est donc le témoin de l'hommage de descendants à leurs parents, mais aussi de l'histoire et de l'âme du village. C'est aussi le témoin de la foi des gens qui espèrent en la survie de leur âme.                                  

         Merci aux personnes qui ont  discrètement œuvré  à cette rénovation...Brigitte, Yvette et Marcel.

N.B  *BIEF... Canal de dérivation amenant l'eau  à une machine hydraulique.        




ALQUINES, un blason et deux personnages

Le bourg d'Alquines a une histoire très riche dont on connait quelques chapitres plus ou moins 'légendés".

Le Blason
La commune veint de se doter d'armoiries grâce à Mme Roussel.
L'écu est écartelé : en 1 d'azur à la mitre d'argent qui rappelle que Saint-Nicolas est le patron de la paroisse et que celle-ci a appartenu aux évêques de Thérouanne et de Boulogne; en 2 de gucules à la tour d'or en souvenir des forts qui défendaient le lieu; en 3 de gueules à la gerbe de blé d'or pour évoquer le caractère rural et aussi le hameau du Fromentel; en 4 d'azur à deux ondes d'argent qui indique les deux rivières qui y sourdent. Le tout est couronné d'une muraille d'or.

Un Percepteur 
On pourrait se demander pourquoi la commune possède une perception. Cela est dû à sa position administrative durant l'Ancien régime. Alquines est une partie de la Picardie, généralité d'Amiens, gouvernement d'Ardres, entourée par la province d'Artois. Il s'agit donc de percevoir les différentes taxes sur la circulation des marchandises et les autres impôts. C'est ainsi que nous voyons que le 3 janvier 1769, le dénommé Fiacre Duvivier, laboureur demeurant à la Haute Pannée paroisse d'Alquines se constitue caution pour le sieur Philippe Ansart dans l'emploi de receveur de droits des traites au bureau de la Haute Pannée.

Un Vicaire
Alquines était un doyenné de 29 clochers. En 1790 le doyen est l'abbé Dereuder, curé de Colembert, le curé d'Alquines est J.CH.Aug.Mileux, aveugle et infirme, aussi lui adjoint-on un jeune vicaire Jacques François Roche. Celui-ci est né en 1768 à Lottinghem et a été ordonné en 1790. Il remplit son rôle avec zèle, ce qui lui vaut d'perte appeler à Boulogne auprès de l'abbé Rappe, originaire d'Audrehem, futur évêque de Cleveland, curé de la paroisse Saint-Nicolas. E, 1791, il prête serment à la Constitution et est élue curé de cette paroisse. Garde magasin dans son église, il s'efforce de maintenir la religion et jouit  de la ferveur populaire. A la suite du concordat de 1801, il sera un des rares prêtes à être maintenu et terminera son ministère comme chanoine et doyen de Saint-Nicolas en 1828. Il ne connut que deux églises mais un seul patron : Saint Nicolas à Alquines et à Boulogne.

B.Delannoy       



 HISTOIRE, PATRIMOINE ET MEMOIRE 
EN VALLEE DE LA HAUTE HEM
 
Pour tous les amateurs d'histoire locale, les amoureux du pays de la Hem et les témoins de son passé

Les communes d'Alquines, Audrehem, Bonningues-lès-Ardres, Clerques, Escoeuilles, Haut-Loquin, Journy, Rebergues, et Surques, seront mises à l'honneur en 2015 et 2016.

Un projet d'animation culturelle "Histoire, patrimoine et mémoire" est initié sur cette vallée de la Haute Hem, avec au programme, des expositions, des visites guidées, des randonnées, des causeries, l'édition de brochure, ...

Notre voeu est de faire participer toutes les personnes intéressées à cette belle aventure, pour mettre en commun et partager archives, 
souvenir, photographies, ... et faire (RE)Découvrir le passé et les richesses de la Hem.





 
Nous invitons tous les habitants de ces communes à assister à l'une des trois réunions d'information.

LUNDI 2 Février, 18H30
Salle des fêtes de HAUT-LOQUIN

MARDI 10 Février, 18H30
Salle des fêtes d'ESCOEUILLES

MARDI 17 Février, 18H30
Salle des fêtes de BONNINGUES-LES-ARDRES




 
Sophie Léger :

  03 21 93 53 00